Tangéroise de naissance, j’y ai passé la plus grande partie de mon enfance, déménageant à l’age de dix ans à la capitale, j’allais quitter ma petite vie, mes repères, mes amis, ma famille enfin ma ville mon chez moi ce que j’avais de plus cher. Le cordon ombilical avec Tanger a pris du temps pour être coupé, mais la ville gardait une place très particulière dans mon cœur et ma mémoire. Après Tanger vint Rabat que la fillette que j’étais à l’époque découvrit avec beaucoup de curiosité. Une fois le dépaysement dépassé des repères surgirent ce qui me permetta de me fondre complètement dans le décors. Les années passèrent et l’attachement que j’éprouvais envers ma ville d’adoption grandissait, je revendiquais même le fait d’avoir grandi à Rabat ; ses gens je m’y identifiais, son ordre me convenait et son calme m’enseigna la sagesse…
Entre mon départ de Tanger et mon retour beaucoup de choses avaient changé. Dans les cinq heures de train qui séparaient les deux villes, vingt deux ans -le cumul d’années depuis ma naissance- défilèrent, des événements surtout de mon enfance revinrent et s’enchaînèrent avec le moindre détail, des souvenirs d’école de fête de jeux… j’avais le sourire aux lèvres et au vu de ma ville s’approcher depuis les vitres de ma cabine de train, je formulais le vœux de retrouver le bonheur que j’y ai vécu étant petite fille. Arrivée à la maison de Grand-maman chez qui j’allais loger, je découvrit la chambre qui allait m’accueillir, endroit assez vaste et chaleureux au centre de la maison, chambre dans laquelle je dormais quand je venais en vacances et qui à partir de ce moment là allait devenir « Ma chambre » pour deux ans ! Ce sont des émotions très bizarroïdes que j’ai ressenti sur le coup ; et que à ma grande surprise je ne chercha pas à comprendre, j’avais tout simplement zappé, j’avais peut être pas très envie de trop me poser de questions, je venais de débarquer, j’ignorais ce que tout cela pouvait bien donner, j’avais préféré laisser le temps bien faire les choses (au moins c'est ce que j’espérais), de toute façon on fini toujours par s’habituer ! Une fois les cours entamés et une routine retrouvée je commençais à ressentir les premiers effets de la vie à Tanger. Ma ville a beaucoup changé beaucoup de projets, beaucoup de chantiers, à première vue la ville avait embelli mais si on s’aventurait un peu plus en profondeur on en voiyait que misère et délabrement, les gens aussi étaient devenus plus ignorants, agressifs, mesquins dépourvus de bon sens… enfin des gens qui à la longue causent des migraines assez aigues. Tanger l’été, Tanger de mon enfance, finissait par devenir cette ville qui ne me disait plus grand-chose, ville ou je étudiais, je mangeais et je dorsmais chaque jour que le bon Dieu faitsait, ville que le hasard a fait que j’y soit naît et que j’y aie ma famille, ville qui très longtemps était belle poétesse bohème et passionnée, ville qui aujourd’hui ne ressemble plus a rien. C’est malheureux mais c’est ainsi, je fais avec, sans regrets.
Entre mon départ de Tanger et mon retour beaucoup de choses avaient changé. Dans les cinq heures de train qui séparaient les deux villes, vingt deux ans -le cumul d’années depuis ma naissance- défilèrent, des événements surtout de mon enfance revinrent et s’enchaînèrent avec le moindre détail, des souvenirs d’école de fête de jeux… j’avais le sourire aux lèvres et au vu de ma ville s’approcher depuis les vitres de ma cabine de train, je formulais le vœux de retrouver le bonheur que j’y ai vécu étant petite fille. Arrivée à la maison de Grand-maman chez qui j’allais loger, je découvrit la chambre qui allait m’accueillir, endroit assez vaste et chaleureux au centre de la maison, chambre dans laquelle je dormais quand je venais en vacances et qui à partir de ce moment là allait devenir « Ma chambre » pour deux ans ! Ce sont des émotions très bizarroïdes que j’ai ressenti sur le coup ; et que à ma grande surprise je ne chercha pas à comprendre, j’avais tout simplement zappé, j’avais peut être pas très envie de trop me poser de questions, je venais de débarquer, j’ignorais ce que tout cela pouvait bien donner, j’avais préféré laisser le temps bien faire les choses (au moins c'est ce que j’espérais), de toute façon on fini toujours par s’habituer ! Une fois les cours entamés et une routine retrouvée je commençais à ressentir les premiers effets de la vie à Tanger. Ma ville a beaucoup changé beaucoup de projets, beaucoup de chantiers, à première vue la ville avait embelli mais si on s’aventurait un peu plus en profondeur on en voiyait que misère et délabrement, les gens aussi étaient devenus plus ignorants, agressifs, mesquins dépourvus de bon sens… enfin des gens qui à la longue causent des migraines assez aigues. Tanger l’été, Tanger de mon enfance, finissait par devenir cette ville qui ne me disait plus grand-chose, ville ou je étudiais, je mangeais et je dorsmais chaque jour que le bon Dieu faitsait, ville que le hasard a fait que j’y soit naît et que j’y aie ma famille, ville qui très longtemps était belle poétesse bohème et passionnée, ville qui aujourd’hui ne ressemble plus a rien. C’est malheureux mais c’est ainsi, je fais avec, sans regrets.
